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Fujimori légèrement en tête avant le second tour de la présidentielle au Pérou (sondage)
information fournie par AFP 31/05/2026 à 17:49

(ARCHIVES) Montage réalisé le 13 mai 2026 montrant Keiko Fujimori (gauche), lors d'un entretien à l'AFP à Lima le 10 avril 2026, et Roberto Sánchez, lors d'un débat dans le cadre de la campagne électorale présidentielle, le 24 mars 2026 ( AFP / Ernesto BENAVIDES )

(ARCHIVES) Montage réalisé le 13 mai 2026 montrant Keiko Fujimori (gauche), lors d'un entretien à l'AFP à Lima le 10 avril 2026, et Roberto Sánchez, lors d'un débat dans le cadre de la campagne électorale présidentielle, le 24 mars 2026 ( AFP / Ernesto BENAVIDES )

La candidate de droite Keiko Fujimori à la présidentielle au Pérou est légèrement en tête dans les intentions de vote, devant son adversaire de gauche Roberto Sánchez, selon un sondage publié dimanche, à une semaine du second tour.

La fille de l'ancien président Alberto Fujimori, arrivée en tête du premier tour, est créditée de 38% des intentions de vote, un point de moins qu'il y a dix jours, et Roberto Sánchez, de 35%, selon un enquête de l'institut Ipsos publiée par le quotidien Perú 21.

"La situation n'est pas encore tranchée, Keiko devance légèrement de trois points dans le sondage. Cela pourrait se jouer cette semaine", a déclaré à l'AFP Guillermo Loli, directeur des études d'opinion chez Ipsos, mettant en avant la marge d'erreur de 2,8 points.

Au second tour, prévu le 7 juin, 12% des électeurs disent vouloir voter blanc ou nul, et quelque 15% autres sont toujours indécis, selon le sondage. Au Pérou, le vote est obligatoire.

Keiko Fujimori est arrivée en tête du premier tour le 12 avril avec 17,1% des voix, suivie de M. Sánchez, avec 12%.

Le scrutin a été marqué par des retards dans la distribution du matériel électoral à Lima, ce qui a obligé les autorités à rouvrir certains bureaux de vote le lendemain. La mission d'observation électorale de l'Union européenne a évoqué de "graves défaillances", mais a affirmé n'avoir relevé "aucune preuve objective" de fraude.

L'élection se déroule dans un contexte de grave instabilité politique, au cours de laquelle le Pérou a connu huit présidents depuis 2016. La plupart ont été destitués ou ont démissionné avant de subir le même sort en raison d'affaires de corruption. Le Pérou est en outre frappé par une grave crise sécuritaire liée à l'essor du crime organisé.

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